Qu’est-ce que l’assurance décès ?

Bonjour et bienvenue sur mon site traitant de l’assurance décès. Je suis Pierre et j’ai créé ce site afin de vous expliquer au mieux en quoi consiste vraiment l’assurance décès. Mais commençons par le début :

 

I) Qu’est-ce que l’assurance décès ?

c est-quoi assurance-deces

En fait il existe plusieurs formes d’assurances décès.

D’abord l’assurance décès pure, qui nous servira d’introduction avant de décliner les autres formes d’assurances décès qui ont des finalités différentes ou qui sont assorties d’autres assurances complémentaires comme l’invalidité, l’incapacité, la perte d’emploi etc etc.

 

meilleur-assurance-deces-pur L’assurance décès pure.

Elle va s’adresser à toute personne désirant protéger ses proches financièrement en cas de décès.
Il est possible que vous en ayez déjà une sans le savoir car si vous travaillez dans une entreprise qui a un contrat « groupe », la plupart du temps y est inclus une assurance décès. Par conséquent cela peut être votre cas, alors vérifiez auprès de l’assureur groupe avant de souscrire directement dans une compagnie concurrente, voire dans la même. Si les garanties fournies vous semblent satisfaisantes, il est donc inutile de verser des primes à fonds perdus.

Dans les contrats groupes, le calcul est fonction de vos salaires, de votre situation matrimoniale et du nombre d’enfants à charge principalement. Si vous êtes jeunes, donc en début de carrière avec des revenus modestes et que vous avez des enfants jeunes, donc qui seraient à charge pendant de nombreuses années, le montant ne sera pas très alléchant. Vous aurez un avantage à souscrire une assurance décès pure en complément.

Il y a une défiscalisation totale des sommes perçues par les bénéficiaires, mais le montant total est plafonné à 1 million d’euros.

Lors de la réalisation du risque (le décès) le capital garanti sera versé dans les termes du contrat à tout moment tant que le contrat est en vigueur. Si c’est sous forme d’une rente, celle-ci sera versée pour le montant et aux échéances prévues au contrat. Même si le souscripteur décède dans les premiers mois.

Cela nous amène à faire une comparaison avec l’assurance-vie. D’ailleurs souvent confondue dans le langage courant avec une assurance décès.

L’assurance décès vise à couvrir le risque financier des proches en cas de décès prématuré.

L’assurance-vie a pour but principal de créer et valoriser une épargne en cas de risque de vie (trop longue) afin de palier à une baisse de revenus lors de la retraite, faire face à des frais de santé etc etc. Au fil du temps et des réformes fiscales, l’enveloppe de l’assurance-vie est plus devenue un moyen pratique d’atténuer la fiscalité des placements financiers comparativement aux Plans d’Epargnes en Actions et qui plus est, aux comptes titres.

Dans l’assurance-vie les sommes valorisées dans le contrat iront aux bénéficiaires désignés dans la clause du même nom*. La somme finale lors de la réalisation du contrat (résiliation ou décès) sera fonction de ce que le souscripteur aura versé et des plus ou moins values générées par les Unités de Comptes (UC) ou le fonds général qui le compose. Le capital n’est pas garanti.

Nous ne sommes pas dans ce cas dans la logique de primes versées à fonds perdus.

Inversement au cas évoqué plus haut, si vous êtes plus âgés ou du moins avec une assise patrimoniale conséquente et des revenues conséquents et des enfants plus âgés et autonomes, l’assurance décès pure est moins intéressante. L’assurance-vie devient intéressante.

Vous utilisez votre propre capacité d’épargne pour l’alimenter, vous pouvez y mettre des montants issus d’héritages ou de ventes de bien immobiliers et ainsi vous constituer votre propre assurance, à la fois pour vous-même en cas de longue vie ou pour les bénéficiaires en cas de décès. Attention, la fiscalité en cas de vie est différente de celle en cas de décès. Il est à noter également que la fiscalité des retraits en cas de vie est fonction de l’ancienneté du contrat et bien entendu des plus-values (sauf si le contrat est en perte par rapport aux apports).

Ces contrats peuvent servir d’adossement à des investissements immobiliers tout en laissant le capital fructifier hors fiscalité (sauf retraits partiels ou résiliation). Le contrat d’assurance-vie fera l’objet d’un nantissement au profit du prêteur. Ce nantissement peut également être partiel si la valorisation du contrat est supérieure à ce qu’exige le prêteur en garantie. Ce n’est pas possible avec une assurance décès car ce contrat n’a pas de valorisation.

Les finalités de l’assurance-décès sont donc différentes de celles de l’assurance-vie.

Vous pouvez consulter votre agent général, votre courtier ou un indépendant du patrimoine L’agent général vous proposera essentiellement des contrats de la compagnie qu’il représente mais ils ont la possibilité de proposer des solutions autres (dans une certaine limite de leur chiffre d’affaire autorisée par leur compagnie). Les gérants de patrimoine indépendants ont une liberté de travailler avec toutes les compagnies à condition que ces dernières l’acceptent.

*La clause bénéficiaire peut désigner nominativement des personnes, qu’elles soient des héritiers légaux ou non. Pour éviter des avenants lors de la modification des bénéficiaires, il est recommandé de mettre dans cette clause que vous avez opté pour une « clause testamentaire ». Elle sera donc gérée entre le souscripteur et son notaire. Le souscripteur n’a qu’à modifier les bénéficiaires auprès de son notaire sans en passer par la compagnie d’assurance.

 

assurance-deces-accidentelL’assurance décès accidentel.

Comme son libellé l’indique, il faut que ce soit « accidentel ». C’est-à-dire que si le décès survient suite à une maladie, l’assurance ne fonctionnera pas. De même si le décès est brutal suite à une crise cardiaque. Ceci n’est pas au sens propre considéré comme un « accident ».

Il faut que la cause soit non médicale. Il faut aussi que ce soit soudain, violent et brutal. Il faut aussi que l’accident n’ait pas été « prévisible ». Par exemple quelqu’un qui a prévu un suicide. Si le suicide n’est pas exclu de la couverture, il y a une notion de délais entre la date de souscription et un éventuel suicide, pendant lequel l’assurance ne fonctionnera pas. En règle générale les comportements à risques, comme l’usage de drogues, limitent également l’application du contrat.

Le souscripteur doit avoir entre 18 et 75 ans et être résident en France. La garantie s’applique partout (en France et hors de France).

Sur le nombre total de décès recensés en France par an, seuls un peu plus de 4.25% sont qualifiés , d’accidentels (accidents de la route, accidents domestiques…) ; Formulé de façon plus « explicite » il y a donc presque 96 chances sur 100 que l’assuré n’entre pas dans le champ prévu par ce type de contrat.

Il faut également voir comment est définie la notion d’accident dans le contrat, car il n’y a pas de définition unique commune à l’ensemble des compagnies d’assurances.

Les primes sont modestes et à fonds perdus.

L’intérêt de ce type d’assurance est donc limité. Elle ne prend véritablement de sens que si elle est accompagnée d’autres contrats ou si on préfère des assurances décès plus larges. Notamment on peut choisir une assurance décès « toutes causes ». Là également, il faut regarder les limites et éventuelles exclusions.

incapacite, perte emploi deces, invaliditeL’assurance décès, invalidité, incapacité, perte d’emploi.

Après avoir vu les versions les plus simples de l’assurance-décès, voici le cas le plus connu. En effet, lors de la contraction d’un emprunt immobilier, la banque impose la souscription d’une assurance qui vise à la couvrir contre les risques de non paiements d’échéances. La banque prend également une hypothèque de premier rang sur le bien financé.

Cette assurance vise à couvrir le décès, l’invalidité et l’incapacité principalement. En option il est possible d’opter pour la perte d’emploi. Cette dernière option est limitée dans le temps.

Bien qu’il n’y ait rien légalement qui oblige à souscrire une assurance avec un prêt immobilier, il est clair que la banque ne vous l’accordera pas.

Il est important de bien négocier le taux mais il ne faut pas oublier le coût de l’assurance. Pendant longtemps il était quasiment impossible de négocier son assurance en dehors de l’assurance imposée par la banque (via son organe d’assurance).

Les délégations d’assurances se voyaient quelques fois auprès d’établissement spécialisés en prêts immobiliers. Auprès des banques généraliste ce n’était pas possible jusqu’au début des années 2000.

La première loi est la loi MURCEF de 2001. Elle interdit la vente liée d’un crédit et d’une assurance crédit. Et de façon plus générale elle vise à obliger les établissements financiers à plus de transparence des les conditions tarifaires.

En 2010, la loi LAGARDE vient compléter le loi MURCEF. La loi instaure l’établissement d’une fiche de renseignements sur l’emprunteur standardisée Le client peut choisir la compagnie d’assurance de son choix, mais à la condition que les garanties fournies soient au moins équivalentes aux exigences de l’établissement prêteur.

A signaler une petite amélioration avec la loi HAMON de 2014, qui permet de changer d’assureur lors des 12 premiers mois du crédit et cela sans frais ou pénalités.

 

assurance obsequeL’assurance Obsèques.

Cette forme d’assurance a pour but de faire face aux frais liés lors des obsèques. Cela n’a donc rien à voir avec l’assurance décès pure que nous avons étudiée plus haut et qui vise à assurer une rente ou verser un capital aux bénéficiaires.

Elle s’adresse aux personnes qui veulent prévenir des soucis financiers au conjoint survivant ou en règle générale, aux proches, qui auront à prendre en charge les frais dans une période où cet événement est la plupart du temps lié à une baisse de revenus, voire à un blocage des comptes.

En effet, il n’est pas rare qu’un conjoint survivant ne puisse plus accéder aux comptes bancaires du défunt. Si normalement un compte conjoint est toujours accessible par le conjoint survivant, il n’est pas rare que les banques bloquent le compte.

En cas de prévisibilité d’un décès, il est judicieux d’ouvrir un compte simple où l’on aura provisionné les frais d’obsèques et de la trésorerie pour assurer le quotidien pendant une certain temps. Il ne faut pas oublier aussi qu’il y a des délais quelques fois importants (plusieurs mois) avant que les caisses de retraites ne versent la pension de réversion. Il y a un dossier à préparer et à adresser à ou aux caisses auprès desquelles le défunt à cotisé. Ensuite, si le dossier est complet, il y a le temps de traitement.

Il se peut également que les actifs appartenant au défunt soient sur un contrat d’assurance-vie, or il y a un délai pour le déblocage des fonds. Il faut que la compagnie d’assurance ait le certificat de décès délivré par la commune, le certificat d’hérédité délivré par le notaire, plus le temps de traitement administratif.

Les proches peuvent donc dans un laps de temps qui peut aller jusqu’à quelques semaines, se retrouver avec un problème de trésorerie.

Cette assurance obsèques est relativement récente puisqu’elle n’a été instaurée qu’en 2004.

Le montant des frais d’obsèques sont d’environ 4000-5000 euros. Ce qui n’est pas négligeable dans la mesure où il faut que ces sommes soient mobilisées sur une courte période.

Le montant est versé en capital au bénéficiaire désigné qui prendra en charge l’organisation et le paiement des divers intervenants.

Elle peut aussi prendre la forme d’une prestation dans laquelle un organisateur est déjà désigné du vivant du souscripteur. Il y a deux avantages, le premier est qu’il n’y a pas de mauvaises surprises quant à un éventuel surcoût dans les prestations. Le second avantage est que le capital ira effectivement pour le règlement des obsèques car rien n’empêche le bénéficiaire désigné au contrat dans le cas où l’option en prestation n’est pas retenue, de garder l’argent pour lui.

Bien entendu la nécessité d’une telle assurance dépendra de votre niveau de patrimoine. Elle s’adresse en principe davantage aux patrimoines modestes ou n’ayant pas de réserve de trésorerie.

Il y a différentes limites d’âges pour y souscrire. En règle générale c’est 70 ans pour les primes uniques ou temporaires. 80 ans pour la prime viagère. Ces âges limites peuvent varier d’une compagnie à une autre, mais difficilement au-delà de 85 ans.

L’âge de souscription de départ est d’une cinquantaine d’années. Mais attention, tout comme l’assurance décès, les primes sont à fonds perdus.

Si vous souscrivez pour un capital de 4000 euros, le bénéficiaire recevra 4000 euros, même si vous avez versé pendant 20 ans et plus, une prime. Par exemple si le capital prévu est de 4000 euros et que vous avez versé pour 3000 euros de primes, le bénéficiaire ne touchera que 4000 euros.

Si le souscripteur décède « rapidement » après la souscription et qu’il n’ait versé que 100 euros (par exemple), le bénéficiaire touchera également 4000 euros.

La prime unique s’entend comme un versement de la prime par le souscripteur en un versement au départ du contrat.

La prime temporaire s’entend par le versement des primes, toujours par le souscripteur, en plusieurs fractions déterminées par avance sur une période donnée.

La prime viagère est d’un montant plus faible, mais le « risque » est que le souscripteur vive très longtemps. En effet, les primes versées par le souscripteur se font jusqu’à son décès, or nul ne maîtrise ce facteur. Au final, le montant des primes versées à fonds perdus peut se révéler plus important que dans les deux autres modes de versements de primes.

Pour un capital de 4000 euros,

  • le versement en prime unique sera de l’ordre de 95% si l’on approche des 80 ans. De l’ordre des deux tiers si on est un jeune quinquagénaire.
  • le versement en primes périodiques sera d’environ 600 euros sur 10 ans
  • le versement en prime viagère sera d’environ 480 euros mais sur une durée indéterminée.

Il y a donc une forme de « pari » à faire. Le plus économique sur le papier est la prime unique, mais il faut avoir ce capital pour payer la prime dès la souscription et si possible l’avoir « jeune ».pour avoir une forme de « remise » d’un tiers.

Ensuite ce sont aux compagnies d’assurances de gérer avec leurs tables statistiques de mortalité le niveau de primes et de bien placer les primes reçues pour que la branche ne soit pas déficitaire. En effet, si les primes reçues par les compagnies d’assurances sont mal placées, ce n’est pas l’assuré qui sera pénalisé. La compagnie devra honorer le contrat qu’elle ait gagné ou perdu de l’argent. Ce n’est pas le cas de l’assurance-vie comme nous en avons parlé plus haut. Les gains ou les pertes se retranscrivent dans la valorisation finale du contrat et ce sont ces sommes qui sont versées aux ayants droits.

Le versement en primes périodiques plafonne le montant maximal et si le souscripteur décède avant où même très tôt, il se peut que les primes versées soient inférieures au capital garanti.

Le versement en primes viagères a le même avantage si le souscripteur décède relativement tôt également. En revanche la chance de vivre très vieux, par exemple 30 ans après la souscription, équivaut à verser 3 fois le capital garanti en primes.

Le capital souscrit est revalorisé dans le temps, mais de façon assez faible. En effet, une inflation des tarifs peut être sensible entre le moment de la souscription et le moment du décès.

Bien entendu il est très difficile de donner un conseil pertinent dans la mesure où l’aléa est par définition « aléatoire » !

 

assurance deces sportif.pngL’assurance décès sportifs

Plus généralement aussi les dommages causés à autrui lors de la pratique d’un sport. Souvent elle est incluse dans la responsabilité civile qui est elle-même dans l’assurance habitation. Il faut néanmoins vérifier les restrictions liées à la pratique de certains sports. Mais elle couvre les dommages causés à des tiers.

Pour vous couvrir en cas de blessures, décès, invalidité à vous-même il faut une assurance lié à ce sport. Si vous pratiquez un sport dans le cadre d’une structure, cette dernière aura un contrat groupe qui couvrira ses membres, la prime faisant partie de paiement pour l’obtention de la licence. C’est une double assurance : assurance responsabilité civile et couverture contre les accidents corporels.

Dans le cas contraire il est recommandé de souscrire à titre individuel.

En règle générale pour les sports à risques, il est recommandé si ce n’est obligatoire de prendre une assurance individuelle. Plongée sous-marine, pêche sous marine, saut en parachute, alpinisme, etc…
Il existe d’autres contrats plus spécialisés, notamment les contrats « Garantie Accidents de la Vie ».

Pour les sportifs de haut niveau et les entraîneurs, une loi a été promulguée très récemment, le 27 novembre 2015. Elle s’inscrit dans le cadre des normes européennes qui vise à protéger les athlètes de haut niveau, donc pour des personnes dont les activités sportives sont un métier.

Les fédérations ont l’obligation de créer et de prendre à leur charge une assurance individuelle accident. Les fédérations ont aussi une obligation de suivi socioprofessionnel de leurs adhérents et cela en lien avec l’Etat, les entreprises et les collectivités territoriales.

Les sportifs de haut niveau ont des contrats spécifiques. Notamment le contrat « perte de licence ». Si un athlète se retrouve dans une situation d’incapacité qui le rend inapte à la pratique de sont sport, et donc à la perte de sa licence, il est couvert à 100% Ceci contrairement à l’assuré « lambda » qui se voit attribuer capital à la hauteur de son incapacité. Si c’est 30%, le client « lambda » recevra 30% de ce qui est prévu au contrat. Pour le sportif de haut niveau ce n’est donc pas le cas. Une incapacité, même partielle, le prive de la pratique de son sport donc de ses revenus.

Les sportifs de haut niveau ont également des assurances pour pallier aux périodes de blessures qui les rendent indisponibles momentanément. C’est la garantie indemnité journalière.

Pour mémoire, il existe aussi des assurances pour les sports médiatiques qui vont couvrir les pertes de revenus liés à la perte d’un sportif (par exemple une star du football). Le club impliqué aura des conséquences sur ses résultats sportifs, donc sa notoriété et sa valeur marchande (pour les sponsors notamment et les recettes publicitaires entre autre). Mais nous ne sommes plus dans le cadre général des assurances liés aux décès objet de cet article.

II) Les compagnies d’assurances et les réseaux de distributions

meilleures-assureurs-deces

Il faut d’abord distinguer deux grandes familles d’entreprises d’assurances qui sont toutes deux soumises au Code des Assurances

  • Les sociétés anonymes d’assurances qui sont des sociétés avec un capital social (type SA, SAS) qui sont à but lucratif. C’est-à-dire qu’elles ont pour objectif de faire des bénéfices et de les redistribuer à leurs actionnaires.
  • Les Sociétés d’Assurances Mutuelles (SAM) ou les Sociétés Mutuelles d’Assurances (SMA) , n’ont pas de capital social, mais un fond d’établissement. La grande différence est que contrairement au capital social souscrit pas des actionnaires, elles n’ont pas d’actionnaires à rémunérer par des dividendes. Les administrateurs sont bénévoles (non rémunérés) et désignés directement ou indirectement par les sociétaires (les assurés)

Cette brève description permettra à ceux qui ont des critères éthiques ou philosophiques de faire une première sélection. Néanmoins la qualité des contrats proposés ne sera pas forcément liée à tel ou tel type d’entreprise d’assurances.

Les SMA ne peuvent pratiquer l’assurance-vie et ne peuvent pas non plus faire distribuer leurs produits par d’autres intermédiaires.

 

 assurance mort meilleure banqueBanque et Assurance.

Le paysage de l’offre d’assurances a évolué. Les banques font désormais de l’assurance et les assureurs font aussi de la banque. Mais dans chacun des cas, chaque activité est réglementée individuellement et développée dans des entités juridiques distinctes.

Un groupe bancaire peut avoir une compagnie d’assurance et distribuer ses contrats via ses agences. Corrélativement un groupe d’assurance peut avoir une banque dans une entité juridique distincte et proposer des services bancaires.

Doit-on y voir une saine concurrence ou un mélange des genres préjudiciable aux clients ?

Seule l’étude approfondie des contrats permettrait de se faire une opinion, mais face à la multitude de contrats et de part leur disparité, il est extrêmement difficile de pouvoir faire une étude comparative absolue.

Nous avons retenu les principaux acteurs qui nous semblaient disposer d’une offre étoffée et nous nous attacherons à une sélection des plus grand opérateurs en la matière, que ce soit des banques-assurances, des assurances-banques, ou des assureurs « purs » commerciaux ou mutualistes (SMA ou SAM).

Ces intervenants ont, au-delà de leur spécificités juridiques que nous venons d’évoquer, une cible de clients quelques fois spécifiques. La GMF pour les fonctionnaires, la MACIF pour les commerçants et chefs d’entreprises etc etc, et certains sont tout public comme les banques généralistes comme la société générale.

Elles se reposent toutes sur des réseaux de distributions physiques de différentes tailles et natures. Bien entendu, elles ont toutes des circuits de vente directe via les réseaux internets et leurs divers sites. L’accent ne sera pas mis sur ce dernier point car ce vecteur est désormais une norme.

AVIVA.Ce groupe d’assurance britannique est le résultat de plusieurs fusions au cours du temps. Les plus récentes étant de 1998 et 2000.dont l’ex compagnie Abeille Assurance. Le nom AVIVA n’a été donné qu’en 2002. Il est présent dans 16 pays à travers le monde. Il compte plus de 3 millions de clients. L’action est cotée au London Stock Echange sous le code mnémonique AV.

Les activités d’AVIVA France sont à plus de 80% orientées en assurance-vies et épargne long terme.

Le réseau de distribution est assuré par des salariés directement auprès d’AVIVA ou auprès de ses agents généraux (environ 870) ou encore auprès de courtiers dont près d’un millier sont des partenaires actifs.

AXA. C’est un groupe privé Français. Numéro deux mondial en 2015 en terme de Chiffre d’Affaires. Son essor date des années 1980 et un tournant en 1996, lors de l’offre publique d’échange avec UAP, le propulse au premier rang mondial. Elle compte plus d’une centaine de millions de clients. L’action est cotée sur Euronext sous le code mnémonique AXA.

Le groupe s’appuie sur un large réseau d’agents généraux, mais le circuit de vente directe par internet est un axe de développement.

CREDIT AGRICOLE ASSURANCES. Les activités du Crédit Agricole dans l’assurance débutent en 1986 et le groupe devient donc un Bancassureur. Les filiales assurances les plus connues sont PREDICA et PACIFICA. C’est une banque coopérative et mutualiste qui est composée de 39 caisses régionales. . Elle est néanmoins cotée sur Euronext par le biais de la Holding Crédit Agricole SA sous le code mnémonique ACA

Le réseau de distribution s’appuie sur le réseau des guichets des différentes entités régionales du Crédit Agricole. Soit environ 7200 agences.

LES ASSURANCES DU CREDIT MUTUEL. Le Crédit Mutuel CIC est une banque mutualiste crée en 1885.

Les trois filiales d’assurances du Crédit Mutuel sont :

  1. le Groupe des Assurances du Crédit Mutuel
  2. Suravenir (vie) et suravnenir Assurance (non-vie)
  3. Assurances du Crédit Mutuel Nord (vie et non vie)

Le réseau de distribution passe par  près de 6000 guichets des fédérations du Crédit Mutuel et des guichets du CIC.

GMF (la Garantie Mutuelle du Fonctionnaire). Elle a la forme juridique de Mutuelle Sans Intermédiaire (MSI). C’est l’autre qualification des Sociétés Mutuelles d’Assurances (SMA) évoquée au début de cette rubrique dans les définitions des deux grandes familles d’assureurs. Elle a été crée en 1934.Les clients-sociétaires sont des agents du service public (pour la plupart) ou des ayants droits. Par conséquent il faut être dans l’un de ces deux cas pour prétendre souscrire un contrat.

La distribution des contrats est assurée par :

  • la GMF

et ses partenaires,

  • Crédit coopératif
  • Groupement Militaire de Prévoyance des Armées (GMPA)
  • Mutuelle Générale
  • Mutuelle Générale de la Police
  • Mutuelle INTEGRANCE
  • Mutuelle Nationale Territoriale
  • Mutuelle Nationale des Hospitaliers

LA BANQUE POSTALE ASSURANCES. La poste est une Société Anonyme à capital public. (Etat 73.68%, CDC 26.32%) , elle a regroupé les services financiers des LA POSTE (Ex PTT) dans LA BANQUE POSTALE. (filiale à 100% de LA POSTE). LA BANQUE POSTALE est autorisée depuis 2009 à fournir de l’assurance dommage. Elle a une entité juridique pour ses activités d’assurances.LA BANQUE POSTALE PREVOYANCE. Filiale de LA BANQUE POSTALE et de la CNP. L’acquisition en 2013 de la Banque Privée Européenne, lui permet d’offrir une gamme complète à destination des clients patrimoniaux (assurances, crédits, épargne).

Le réseau de distribution se repose sur plus de 17000 bureaux de postes où souvent il y a un conseiller financier.

MACIF. (Mutuelle Assurance des Commerçants et Industriels de France). C’est Société d’Assurance Mutuelle (SAM) créée en 1960 scindée en 11 régions disposant d’une certaine autonomie. Elle a 9 filiales

  • Macif Assistance
  • Macif-Mutualité
  • Macifilia
  • Macif Gestion
  • Macif Zycie TUW
  • Mutavie
  • OFI AM
  •  Socram Banque
  • Thémis

Elle s’appuie sur un réseau physique d’un peu plus de 550 points de vente et d’accueil.

SOCIETE GENERALE C’est l’une des « Trois Vieilles » avec Le Crédit Lyonnais et BNP PARIBAS. A l’instar des grands groupes bancaires elle dispose d’une offre d’assurances et donc fait désormais partie du secteur de la bancassurance. Elle est cotée sur Euronext sous le code mnémonique GLE. Elle a pour filiales le CREDIT DU NORD et BOUSORAMA également.

La Société Générale a donc au sein du Groupe des sociétés d’assurances. En France notamment avec SOGECAP (Vie et Capitalisation) et SOGESSUR (IARD).

Le réseau de distribution repose sur plus de 2220 agences.